Bearded vultures

the bones breakers

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Le reportage

En ce mois de Janvier 2011, j’ai eu la chance de réaliser mon rêve et de pouvoir photographier ce qui est pour moi le plus beau des rapaces, le Gypaête barbu. Il s’agit du plus majestueux rapace qu’il m’est arrivé de voir et photographier : sa corpulence et son aisance dans les airs imposent le respect. Son allure, ses couleurs à la taille adulte et son regard de barbu en font le vautour le plus photogénique. Son régime alimentaire de casseur d’os en fait un maillon indispensable des « nettoyeurs de cadavre ».

Les images ont été réalisées, en accord avec la législation espagnole (permis de photographier nécessaire), et les personnes qui travaillent pour les associations de conservation des vautours. L’idée étant pour moi de réaliser un reportage photo plus que complet, avec article et images, tel que pourrait le faire un photographe professionnel. Les dates que j’avais prévu m’ont permis d’avoir un peu de neige (surtout le premier jour) que je souhaitais pour pouvoir réaliser de belles images. Sachant qu’une telle opportunité ne se représenterait pas pour moi, j’avais pour l’occasion loué « un peu » de matériel professionnel (1dmark3 + 7d + 500 f4 + trépied + rotule) en plus de mon 40d et 300 2.8.

Après 7 heures de route depuis Bordeaux, me voila donc arrivé sur place, en Catalogne, où une « rando crapahutage » de 20 minutes dans la neige et 2 jours d’affut par zéro degré m’attendait. Et avec les 2 maxi objectifs, 3 boitiers, trépieds et mac dans les 3 sacs à dos, la montée vers leur aire de nourrissage finit de me réchauffer et de me casser le dos…

Mais quand je vis arriver pour la première fois les Gypaêtes, au travers de mon viseur d’appareil photo, mon coeur s’est emballé à la vue de leur vol rapide et majestueux, avec leurs couleurs flamboyantes.

Ces 2 jours m’ont donc permis d’observer gypaêtes, vautours fauves et moines, et de ramener plus de 3000 images, qu’il me faut trier/supprimer, archiver, sélectionner et publier pour vous présenter une sélection de photos qui sortent du lot.


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Le gypaète barbu

 

Le gypaète barbu Gypaetus barbatus barbatus est l’un des plus grands rapaces européens. C’est l’une des quatre espèces de vautours présentes en France, avec le Vautour fauve Gyps fulvus, le Vautour moine Aegypius monachus. Le Vautour percnoptère Neophron percnopterus est une espèce migratrice de plus petite taille.

Le Gypaète est présent en Afrique du Nord, en Europe et en Asie, ainsi qu’en Afrique (autre sous-espèce). On le trouve dans les montagnes entrecoupées de précipices, de hauts plateaux et d’herbages. Dans l’Himalaya, il survole les plus hauts sommets, à plus de 8000 mètres d’altitude.

Sa taille est comprise entre 1,10 m et 1,50 m, pour un poids de 5 à 7 kg. Son envergure varie de 2,60 à 2,90 m chez les plus grands individus. Sa stature et son agilité en vol permettent de le comparer à l’aigle. Jusqu’à l’âge de 2 ans, le Gypaète est de couleur brune, puis à 3 ans il sera beige-orangé, avant d’obtenir ses belles couleurs dorées d’adulte vers 7 ans.Le Gypaète barbu aime prendre des bains de boue dans les terres ocres, c’est ce qui lui vaut la teinte rouge-orangé de son poitrail.

Régime alimentaire : Les gypaètes sédentaires occupent de vastes territoires qu’ils prospectent à basse altitude à la recherche de nourriture.

Comme les autres vautours, il exploite des cadavres d’animaux morts de manière naturelle ou accidentelle, en particulier ceux des ongulés sauvages et domestiques. Dans les secteurs ou d’autres espèces de nécrophages sont présentes, il est le dernier maillon de la chaîne alimentaire, se contentant des os, des pattes, des ligaments et de quelques restes carnés restés accrochés aux carcasses et délaissés par les autres. Quand le réseau trophique est complet, le régime alimentaire du gypaète est composé à 80 % d’os. Il est remarquablement adapté à la consommation de ces derniers, à la fois par son comportement et par son système digestif. Le poussin lorsqu’il est âgé de moins de deux mois consomme de la viande. Le gypaète est capable de jeûner durant plusieurs jours.

Le casseur d’os : Lorsque les os sont encore reliés les uns aux autres ou trop gros pour être avalés, le gypaète s’envole avec et laisse tomber l’ensemble de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres de hauteur sur un éboulis rocheux. Ainsi brisés, les os peuvent alors être ingérés. Cette technique nécessite un apprentissage, les jeunes mettant souvent plusieurs semaines à trouver un lieu adapté au-dessus duquel ils lâchent les os. Ce comportement est inné, les jeunes apprennent à casser les os dans les premières semaines suivant leur envol. Par ailleurs, le gypaète a la capacité d’ingérer des os très longs (jusqu’à 40 cm de long) voire plusieurs extrémités de pattes d’ongulés entières (brebis, isard, etc.). Il évacue les poils et les onglons qu’il ne peut digérer sous la forme de pelotes de réjections.

Connaitre l’âge du gypaète en fonction de l’évolution de la couleur de son plumage : Le plumage d’adulte est acquis en 5 ans. Jusqu’à l’âge de 2 ans, le Gypaète est de couleur brune, puis à 3 ans il sera beige-orangé, avant d’obtenir ses belles couleurs dorées d’adulte parfait vers 7 ans.